Combien de muscle perd-on sur un marathon
Une étude de 2025 publiée dans Medicina (MDPI) a soumis 16 coureurs amateurs à des scans de composition corporelle avant, juste après, puis 24 heures après un marathon ou un ultra-marathon. Le chiffre que beaucoup de coureurs redoutent — perdre du muscle durement gagné à cause de l'endurance — n'est quasiment pas apparu. Ce qui est apparu, en revanche, c'est une perte de gras et un mouvement temporaire de liquides.
Ce qui a vraiment chuté le jour de la course
Les chercheurs ont réparti huit coureurs dans un groupe marathon (42,195 km) et huit dans un groupe ultra-marathon (61 km), en mesurant la composition corporelle par impédance bioélectrique à trois moments : avant la course, juste après, et le lendemain. Les deux groupes ont perdu un poids corporel et un IMC significatifs immédiatement après la course, et les coureurs d'ultra-marathon ont perdu davantage sur les deux plans — sans surprise, vu la distance et le temps passé sur les jambes en plus.
Mais quand les chercheurs se sont penchés spécifiquement sur la masse musculaire et la masse maigre, les changements étaient minimes dans les deux groupes. Les coureurs d'ultra-marathon ont même montré des pertes musculaires légèrement plus faibles que les marathoniens, malgré près de 19 kilomètres supplémentaires parcourus. Ce n'est pas ce à quoi la plupart des coureurs s'attendent.
Où le poids est vraiment parti : le gras et l'eau, pas le muscle
Le pourcentage de masse grasse totale et régionale a baissé de façon significative dans les deux groupes après la course, avec une baisse plus marquée chez les ultra-marathoniens. Cela colle avec l'énorme dépense calorique de plusieurs heures de course. L'eau corporelle totale, elle, est restée quasiment stable juste après la ligne d'arrivée — mais elle a augmenté sur les 24 heures suivantes, surtout chez les ultra-marathoniens, avec un rebond partiel du poids et de l'IMC.
Les chercheurs attribuent ce rebond à la resynthèse du glycogène et à la rétention d'eau : le corps reconstitue ses réserves de carburant et fait revenir de l'eau dans le cadre de ce processus. Autrement dit, une bonne partie du chiffre qui disparaît de la balance le jour de la course, c'est de l'eau liée au glycogène, pas du tissu — et elle revient en moins d'une journée, le temps que le corps récupère.
Ce que cette étude peut dire, et ce qu'elle ne peut pas dire
L'échantillon est petit — huit coureurs par groupe — et il ne s'agit que d'hommes amateurs, donc ces chiffres précis ne se généralisent pas parfaitement à tous les coureurs. L'étude a aussi utilisé l'impédance bioélectrique, une méthode pratique sur le terrain mais moins précise qu'un scan de référence comme le DXA. Et surtout, elle mesure le choc aigu d'une seule course, pas l'effet cumulé d'un bloc d'entraînement complet de 12 ou 16 semaines.
Ce dernier point compte. Cette recherche ne prouve pas que des mois d'entraînement marathon laissent le muscle intact — elle montre que la perte musculaire visible autour d'un effort de course est faible et mêlée à des mouvements de liquides, pas un signal clair que l'endurance grignote le muscle en silence. Les deux questions — ce qui se passe pendant une course, et ce qui se passe sur un cycle d'entraînement — sont différentes, et seule la première a été mesurée ici.
Pourquoi suivre vaut mieux que deviner
Si tu es en plein bloc d'entraînement et que tu t'inquiètes pour ton muscle, une seule pesée avant-après ne te dira pas grand-chose — cette étude montre à quel point ce chiffre reflète surtout de l'eau, pas du tissu. Ce qui compte, c'est la tendance sur plusieurs semaines : ton tour de taille reste-t-il stable pendant que ton kilométrage augmente, tes mensurations de bras sont-elles stables, ton estimation de masse grasse baisse-t-elle sans que ta masse maigre s'effondre en même temps.
Trainr construit un scan 3D du corps à partir de deux photos prises avec ton téléphone et suit ces mesures — taille, poitrine, bras, estimation de masse grasse — dans le temps, pour que tu observes une tendance au lieu de réagir à un seul point de donnée bruité après une longue sortie. Le premier scan est gratuit, et il est surtout utile comme référence de départ : quelque chose à comparer un mois plus tard, pas un verdict le jour de la course.
Scanne-toi — le premier scan est gratuitLe marathon prend d'abord ton glycogène et ton eau — ton muscle, selon cette étude, reste globalement en place.
Trainr est un outil de bien-être, pas un dispositif médical. Les mensurations et la composition corporelle sont des estimations pour ton suivi personnel ; pour toute question médicale, parles-en à un professionnel.